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<channel><title><![CDATA[Local Gestures - Reviews]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/reviews.html]]></link><description><![CDATA[Reviews]]></description><pubDate>Sat, 26 May 2012 15:08:46 -0500</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[Chutes incandescentes : une critique]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/chutes-incandescentes-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/chutes-incandescentes-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Sat, 26 May 2012 17:52:46 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/chutes-incandescentes-une-critique.html</guid><description><![CDATA[Chutes incandescentes, photo de  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style='float:right;z-index:10;position:relative;;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/2270356.jpg?332" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">Chutes incandescentes, photo de Michael Slobodian</div></span> <div class="paragraph" style='text-align:justify;display:block;'>                  Hier soir, &agrave; l&rsquo;Agora de la danse, je n&rsquo;arr&ecirc;tais pas de penser au monologue d&rsquo;&Eacute;tienne Lepage interpr&eacute;t&eacute; par Francis Ducharme lors du <em style="">Cabaret Gravel Cabaret</em>. Dans ce texte, Ducharme se plaignait des spectacles qui l&rsquo;emmerdent, surtout qu&rsquo;il n&rsquo;en demande pas tant que &ccedil;a. Il veut juste une id&eacute;e, nous disait-il. Si je me souviens bien, il continuait&nbsp;: parfois, je regarde, puis j&rsquo;en trouve pas une crisse. Et voil&agrave;.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Chutes incandescentes</em> de Clara Furey et Beno&icirc;t Lachambre, c&rsquo;est deux artistes &agrave; la recherche d&rsquo;un concept. Dans le programme, on parle d&rsquo;hommage &laquo;&nbsp;aux racines orientales de l&rsquo;individu occidental.&nbsp;&raquo; Une id&eacute;e int&eacute;ressante, certes, mais elle n&rsquo;est pas sur sc&egrave;ne et il n&rsquo;y a rien pour la remplacer. On a l&rsquo;impression qu&rsquo;on en est encore au stade du travail en studio. La proposition n&rsquo;est pas claire, mais on ne peut m&ecirc;me pas dire qu&rsquo;elle est floue ou ambigu&euml;. Elle n&rsquo;est juste pas l&agrave;.<br /><br />    Les interpr&egrave;tes se d&eacute;m&egrave;nent sur sc&egrave;ne, et pourtant rien ne se passe l&agrave; o&ugrave; c&rsquo;est important&nbsp;: &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du spectateur. Autour de moi, les soupirs se faisaient entendre, comme si les spectateurs cherchaient &agrave; laisser &eacute;chapper le vide que le spectacle laissait en eux. Pourtant, je suis sensible. Je pleure &agrave; rien, je ris quand je songe &agrave; un chat qui essaie de se gratter sans y parvenir, et je n&rsquo;ai qu&rsquo;&agrave; penser &agrave; Jean Charest pour me f&acirc;cher. Mais l&agrave;, rien.<br /><br />    Le mouvement des interpr&egrave;tes dans l&rsquo;espace est limit&eacute; et on fait une mauvaise utilisation de la sc&egrave;ne. On dirait que la salle a &eacute;t&eacute; choisie pour le nombre de spectateurs et non pour les besoins de la pi&egrave;ce.<br /><br />    Il y a un tableau qui aurait pu &ecirc;tre int&eacute;ressant, alors que Lachambre en avant-sc&egrave;ne tape des pieds en tremblant de tout son corps et en levant ses bras graduellement, une lumi&egrave;re l&rsquo;&eacute;clairant de dessous. C&rsquo;est visuellement &eacute;trange, mais la musique de Furey, malgr&eacute; son talent, demeure restreinte et ne compl&eacute;mente pas l&rsquo;action. Autrement, les clich&eacute;s de danse contemporaine s&rsquo;enfilent.<br /><br />    Les deux &eacute;l&eacute;ments positifs du spectacle&nbsp;: le son et l&rsquo;&eacute;clairage. Est-ce la directrice technique Karine Gauthier que l&rsquo;on doit remercier?<br /><br />    Le critique de cin&eacute;ma Gene Siskel avait l&rsquo;habitude de se poser la question, &laquo;&nbsp;Est-ce que ce film est plus int&eacute;ressant qu&rsquo;un documentaire sur les m&ecirc;mes acteurs qui d&icirc;neraient ensemble?&nbsp;&raquo; En danse, on pourrait se demander, &laquo;&nbsp;Est-ce que cette pi&egrave;ce est plus int&eacute;ressante qu&rsquo;un spectacle o&ugrave; les m&ecirc;mes interpr&egrave;tes ne feraient qu&rsquo;improviser?&nbsp;&raquo; J&rsquo;en doute.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Chutes incandescentes</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">25-27 mai &agrave; 19h</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Agora de la danse</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.fta.qc.ca">www.fta.qc.ca</a></em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.844.3822 / 1.866.984.3822</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets &agrave; partir de 30$</em><br />      </div> <hr style='clear:both;visibility:hidden;width:100%;'></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[(M)IMOSA : une critique]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/mimosa-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/mimosa-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Sat, 26 May 2012 14:58:30 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/mimosa-une-critique.html</guid><description><![CDATA[(M)IMOSA, photo de Paula Court [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style='float:right;z-index:10;position:relative;;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/5342615.jpg?388" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">(M)IMOSA, photo de Paula Court</div></span> <div class="paragraph" style='text-align:justify;display:block;'>                  C&rsquo;est bien d&rsquo;avoir un groupe d&rsquo;adolescentes dans un spectacle de danse. On peut souvent se fier &agrave; leurs r&eacute;actions pour savoir si quelque chose d&rsquo;int&eacute;ressant se passe. Si elles se regardent constamment pour savoir comment elles devraient r&eacute;agir (car on sait que, lorsqu&rsquo;on est adolescent, les r&eacute;actions individuelles sont interdites), c&rsquo;est bon signe. C&rsquo;est bien l&rsquo;art qui laisse perplexe, face auquel m&ecirc;me notre r&eacute;action ne peut &ecirc;tre simpliste.<br /><br />    C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est pass&eacute; lors de la repr&eacute;sentation de <em style="">(M)IMOSA: Twenty Looks or Paris Is Burning at the Judson Church (M)</em> en cette deuxi&egrave;me journ&eacute;e du Festival TransAm&eacute;riques. Ce n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas surprenant &eacute;tant donn&eacute; que, comme le sous-titre l&rsquo;indique, le chor&eacute;graphe new-yorkais Trajal Harrell croise la culture queer avec la vision d&eacute;mocratique du mouvement des chor&eacute;graphes postmodernes.<br /><br />    Et il n&rsquo;est pas le seul chor&eacute;graphe-interpr&egrave;te. Il y en a trois de plus, rassemblant aussi Paris et Lisbonne&nbsp;: Cecilia Bengolea, Fran&ccedil;ois Chaignaud et Marlene Monteiro Freitas. On pourrait avoir peur que ce soit chaotique, et ce l&rsquo;est, mais non pas &agrave; cause du nombre de chor&eacute;graphes, mais bien d&ucirc; &agrave; l&rsquo;esth&eacute;tique postmoderne. Ironiquement, c&rsquo;est aussi celle-ci qui permet au spectacle de faire preuve de coh&eacute;sion.<br /><br />    Le courant postmoderne a donn&eacute; de la fraicheur &agrave; la danse. (&laquo;&nbsp;&Ccedil;a respire,&nbsp;&raquo; j&rsquo;ai &eacute;crit dans mes notes.) Il y a quelque chose de lib&eacute;rateur lorsque les gens cessent de se soucier du beau, du sexy.                 &Ccedil;a fait du bien &ecirc;tre laid ou ridicule de temps en temps.<br /><br />    On retrouve dans <em style="" "mso-bidi-font-style:="">(M)IMOSA</em> le mouvement au quotidien, comme si les interpr&egrave;tes ne faisaient que danser dans leur chambre &agrave; coucher en chantant leur chanson du moment, sans trop se forcer, et que nous avions la chance de les espionner. D&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, il y a la performance &laquo;&nbsp;all eyes on me&nbsp;&raquo; des <em style="">voguers</em> et drag queens et kings. On peut d&rsquo;abord se rappeler <em style="">Spoken Word/Body</em> de Martin B&eacute;langer, et ensuite <em style="">Pow Wow</em> de Dany Desjardins, mais <em style="">(M)IMOSA</em> r&eacute;ussit mieux la transition au th&eacute;&acirc;tre.<br /><br />    Peut-&ecirc;tre que la relation avec le public en est la raison. Les lumi&egrave;res continuent d&rsquo;&eacute;clairer les spectateurs durant la pi&egrave;ce, comme pour nous faire sentir qu&rsquo;on fait partie int&eacute;grale du spectacle. On fait fi de la religiosit&eacute; conventionnelle de la performance th&eacute;&acirc;trale, et c&rsquo;est ce qui finit par th&eacute;&acirc;traliser le tout. Les interpr&egrave;tes se prom&egrave;nent parmi le public et cherchent leurs accessoires dans les rang&eacute;es sans se soucier du bruit qu&rsquo;ils font.<br /><br />    Il y a aussi quelque chose de rafraichissant &agrave; voir des interpr&egrave;tes de talent refuser la virtuosit&eacute;, en faire moins qu&rsquo;ils en sont clairement capables. Le talent se laisse alors deviner ici et l&agrave;, et il n&rsquo;en ait que plus r&eacute;jouissant. En tout cas, leur confusion initiale pass&eacute;e, les adolescentes ont eu l&rsquo;air de vraiment tripper.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">(M)IMOSA</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">25-26 mai &agrave; 21h</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Cinqui&egrave;me Salle</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.fta.qc.ca">www.fta.qc.ca</a></em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.844.3822 / 1.866.984.3822</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets &agrave; partir de 35$</em><br />      </div> <hr style='clear:both;visibility:hidden;width:100%;'></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Sideways Rain : une critique ]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/sideways-rain-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/sideways-rain-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Fri, 25 May 2012 01:17:42 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/sideways-rain-une-critique.html</guid><description><![CDATA[Sideways Rain, photo de Jean-Yve [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style='float:right;z-index:10;position:relative;;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/3629809.jpg?394" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">Sideways Rain, photo de Jean-Yves Genoud</div></span> <div class="paragraph" style='text-align:justify;display:block;'>                  Vous pouvez toujours vous arr&ecirc;ter, &ccedil;a n&rsquo;arr&ecirc;te rien. C&rsquo;est la vie qui bouge et vous ne faites que bouger avec elle. &Agrave; votre plus immobile, il demeure toujours un petit balancement, un petit tremblement, un petit battement.<br /><br />    Avec <em style="">Sideways Rain</em>, le chor&eacute;graphe de Gen&egrave;ve Guilherme Botelho s&rsquo;impose une contrainte claire&nbsp;: les quatorze danseurs se d&eacute;placent (presque) toujours sur sc&egrave;ne de gauche &agrave; droite. Leurs corps deviennent des mots qui d&eacute;ferlent sous nos yeux tel sur un &eacute;cran &eacute;lectronique, simultan&eacute;ment reconnaissables et insaisissables.<br /><br />    Ce qui fait la richesse de <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Sideways Rain</em>, c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; la longue, &ccedil;a devient plus qu&rsquo;un exercice artistique; &ccedil;a vire dans le m&eacute;taphorique. Il y a la lin&eacute;arit&eacute; apparente, mais aussi la boucle devin&eacute;e. Pour revenir par la gauche, les danseurs doivent bien retourner sur leurs pas.<br /><br />    Il est donc &eacute;videmment question de vie, ce th&egrave;me qui n&rsquo;&eacute;chappe jamais &agrave; la danse. La danse, c&rsquo;est le mouvement. Le mouvement, c&rsquo;est la vie.<br /><br />    Certaines phrases chor&eacute;graphiques des danseurs sont elles aussi des boucles qui permettent aux corps un mouvement ininterrompu, plus glissant que dansant. D&rsquo;autres sont comme des respirations, oscillant entre l&rsquo;inspiration et l&rsquo;expiration.<br /><br />    Lorsque la marche appara&icirc;t enfin sur sc&egrave;ne, ce d&eacute;placement commun para&icirc;t aussi &eacute;trange que simple. Les danseurs qui ont l&rsquo;air bien sont ceux qui marchent tranquillement en regardant droit devant eux.<br /><br />    &Agrave; force de r&eacute;p&eacute;tition, le mouvement lin&eacute;aire finit par cr&eacute;er des illusions d&rsquo;optique. Lorsqu&rsquo;un couple s&rsquo;arr&ecirc;te soudainement en milieu de sc&egrave;ne, leurs corps semblent glisser vers l&rsquo;arri&egrave;re au milieu de tous les autres qui continuent de rouler vers la droite autour d&rsquo;eux. &Ecirc;tre immobile, c&rsquo;est reculer; la vie n&rsquo;attend personne.<br /><br />    Parfois, on aurait m&ecirc;me jur&eacute; que le plancher bougeait, tel un tapis roulant. Le mouvement va au-del&agrave; des corps qui bougent et infuse d&rsquo;&eacute;nergie les objets inertes qui l&rsquo;entourent.<br /><br />    Ce qu&rsquo;il y a devant, dans l&rsquo;espace et dans le temps, est autant une force motrice dans le corps des danseurs qu&rsquo;une force magn&eacute;tique au-del&agrave; d&rsquo;eux. On pourrait en dire autant de leurs bras tendus vers l&rsquo;avant; ils pourraient s&rsquo;&eacute;tendre vers quelque chose, m&ecirc;me si ce n&rsquo;est que le vide, mais ils pourraient aussi &ecirc;tre l&rsquo;extension d&rsquo;un sentiment, d&rsquo;un d&eacute;sir pour l&rsquo;autre.<br /><br />    Ils finissent m&ecirc;me par laisser une trace visible, un fil d&rsquo;araign&eacute;e, une ligne de vie. La vie n&rsquo;a peut-&ecirc;tre pas arr&ecirc;t&eacute; pour eux, mais ils ont &eacute;t&eacute; ici.<br /><br />    Au-del&agrave; de la dur&eacute;e du spectacle, <em style="">Sideways Rain</em> demeure aussi. &Agrave; la sortie de la salle, j&rsquo;en &eacute;prouvais m&ecirc;me de la difficult&eacute; &agrave; marcher. Mon corps semblait se balancer d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; et de l&rsquo;autre. C&rsquo;est encore le cas alors que j&rsquo;&eacute;cris ces mots. C&rsquo;est la marque d&rsquo;un grand spectacle&nbsp;: il refuse de vous quitter.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Sideways Rain</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">24-25 mai &agrave; 20h</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Th&eacute;&acirc;tre Jean-Duceppe</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.fta.qc.ca">www.fta.qc.ca</a></em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.844.3822 / 1.866.984.3822</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets&nbsp;&agrave; partir de 35$</em><br />      </div> <hr style='clear:both;visibility:hidden;width:100%;'></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Cabaret Gravel Cabaret : une critique]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/cabaret-gravel-cabaret-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/cabaret-gravel-cabaret-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Wed, 02 May 2012 17:13:54 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/05/cabaret-gravel-cabaret-une-critique.html</guid><description><![CDATA[Cabaret Gravel Cabaret, photo de [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style='float:right;z-index:10;position:relative;;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/8227847.jpg?377" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">Cabaret Gravel Cabaret, photo de Francis Ducharme</div></span> <div class="paragraph" style='text-align:justify;display:block;'>                  Commen&ccedil;ons par le commencement&nbsp;: le vestiaire. Si c&rsquo;est obligatoire, ce doit &ecirc;tre gratuit. Si c&rsquo;est payant, ce doit &ecirc;tre volontaire. Je pense qu&rsquo;Emily Post serait d&rsquo;accord.<br /><br />    Maintenant, passons aux vraies choses. L&rsquo;artiste Fr&eacute;d&eacute;rick Gravel a command&eacute; des num&eacute;ros &agrave; ses cons&oelig;urs et fr&egrave;res bien-aim&eacute;s pour son <em style="">Cabaret Gravel Cabaret</em>, dont le titre r&eacute;v&egrave;le la formule. Plus d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;artistes qu&rsquo;on ne mentionnera malheureusement pas tous, pour avoir la chance de dire quelque chose. Comme on peut l&rsquo;imaginer, le spectacle se balance entre bon et moins bon, alors focusons sur les quelques morceaux de viande.<br /><br />    La chor&eacute;graphe Catherine Gaudet ouvre le spectacle c&ocirc;t&eacute; danse avec un num&eacute;ro interpr&eacute;t&eacute; par sa fid&egrave;le collaboratrice Caroline Gravel. Gaudet utilise les restrictions de la formule pour cr&eacute;er une courte pi&egrave;ce toute simple, mais riche en id&eacute;es. Gravel ex&eacute;cute un mouvement et demande &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;est-ce que &ccedil;a te fait quand je fais &ccedil;a?&nbsp;&raquo; De cette fa&ccedil;on, Gaudet indique le site du sens en danse. Il s&rsquo;agit peut-&ecirc;tre d&rsquo;un langage non verbal, mais ind&eacute;niablement la danse <em style="">fait</em> quelque chose (elle fait rire, elle rend mal &agrave; l&rsquo;aise, elle rend triste) et donc elle a un sens.<br /><br />    C&rsquo;est pour cette raison que lorsque Gravel termine sa s&eacute;rie de mouvements en ajoutant &laquo;&nbsp;&Ccedil;a te fait rien, hein?&nbsp;&raquo;, elle peut le faire convaincue de l&rsquo;ironie de cette derni&egrave;re phrase. Les r&eacute;actions vocales ou m&ecirc;me silencieuses du public lui donnent raison.<br /><br />    Le ma&icirc;tre de c&eacute;r&eacute;monie offre aussi l&rsquo;une des pi&egrave;ces dont l&rsquo;impact &eacute;motionnel est des plus accrus. Sur une musique de Pierre Lapointe, les interpr&egrave;tes Francis Ducharme et Jamie Wright se paient un <em style="">slow dance</em>. Tout bascule lorsque leurs corps se d&eacute;tachent. Ils essaient de se d&eacute;faire de l&rsquo;autre sans jamais compl&egrave;tement le vouloir, donc sans jamais le faire vraiment. &Agrave; la limite de l&rsquo;ensemble et du seul, ils demeurent connect&eacute;s par le vide qui les s&eacute;pare. Pour r&eacute;pondre &agrave; la question de Gaudet, &ccedil;a fait mal.<br /><br />    Ducharme se retrouve sur sc&egrave;ne pour interpr&eacute;ter un court texte d&rsquo;&Eacute;tienne Lepage qui, un peu comme la pi&egrave;ce de Gaudet, a des tendances m&eacute;ta. Ducharme y joue le r&ocirc;le d&rsquo;un spectateur qui songe &agrave; voix haute sur les spectacles qui l&rsquo;emmerdent malgr&eacute; toutes ses bonnes intentions. Il n&rsquo;en demande pourtant pas beaucoup, nous dit-il. Il demande juste une id&eacute;e.<br /><br />    Question d&rsquo;exposer mes propres dispositions de critique, je profite de l&rsquo;occasion pour dire que cette pens&eacute;e est toute proche de la mienne. Toutefois, je demande que cette id&eacute;e, quelle qu&rsquo;elle soit, soit men&eacute;e jusqu&rsquo;au bout (d&rsquo;elle-m&ecirc;me). C&rsquo;est pour cette raison que c&rsquo;est des num&eacute;ros de Gaudet et Gravel dont j&rsquo;ai parl&eacute;s.<br /><br />    Sans vouloir g&acirc;cher des surprises, mentionnons tout de m&ecirc;me quelques autres moments qui ont donn&eacute; de la saveur &agrave; cette soir&eacute;e&nbsp;: le baiser entre Ducharme et Normand Marcy; Ducharme enferm&eacute; dans une machine &agrave; toutous; le duo chant&eacute; homoamoureux, vuln&eacute;rable, et assum&eacute; de Lapointe et Fr&eacute;d&eacute;rick Gravel. C&rsquo;est donc &agrave; voir ce que Gravel aura concoct&eacute; dans un spectacle de son cru l&rsquo;an prochain.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Cabaret Gravel Cabaret</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">1-4 mai &agrave; 20h30</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Lion d&rsquo;Or</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.lachapelle.org">www.lachapelle.org</a></em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.843.7738</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets&nbsp;: 28$ / R&eacute;duit&nbsp;: 23$</em><br />      </div> <hr style='clear:both;visibility:hidden;width:100%;'></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Haptic / Holistic Strata : une critique]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/04/haptic-holistic-strata-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/04/haptic-holistic-strata-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Sat, 21 Apr 2012 16:08:41 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/04/haptic-holistic-strata-une-critique.html</guid><description><![CDATA[Hiroaki Umeda dans Holistic Stra [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style='float:right;z-index:10;position:relative;;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/8178071.jpg?379" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">Hiroaki Umeda dans Holistic Strata</div></span> <div class="paragraph" style='text-align:justify;display:block;'>                  Une p&acirc;le luminosit&eacute; bleue et verte avec un point noir au centre. Le point s&rsquo;&eacute;tire et devient ligne qui se dandine, comme si c&rsquo;&eacute;tait une image t&eacute;l&eacute;visuelle et que les lignes de scan venaient l&rsquo;entrecouper trente fois par seconde.<br /><br />    On pourrait m&ecirc;me parler de graphisme, mais en fait c&rsquo;est une pi&egrave;ce de danse (et peut-&ecirc;tre &ndash; de fa&ccedil;on encore plus importante &ndash; de lumi&egrave;re) du Japonais Hiroaki Umeda, <em style="">Haptic</em>. En parler en termes de danse pourrait toutefois donner une mauvaise impression de son exp&eacute;rience perceptuelle.<br /><br />    Mais quand m&ecirc;me&hellip; &nbsp;Le mouvement d&rsquo;Hiroaki Umeda est ici tr&egrave;s influenc&eacute; par le hip-hop, plus particuli&egrave;rement le <em style="">locking</em> dans son isolation des diff&eacute;rentes parties du corps, entrem&ecirc;l&eacute; d&rsquo;une fluidit&eacute; aquatique appropri&eacute;e pour la palette de couleurs de l&rsquo;&eacute;clairage. Du hip-hop, on retrouve aussi la pr&eacute;cision dans la synchro du mouvement avec le son.<br /><br />    Tout &ccedil;a est toutefois tr&egrave;s stationnaire. Ses jambes bougent beaucoup, mais elles ne vont nulle part. Il y a donc une certaine redondance chor&eacute;graphique.<br /><br />    La danse s&rsquo;efface aussi pour son deuxi&egrave;me solo, <em style="">Holistic Strata</em>, dans lequel la vid&eacute;o est au premier plan. Les projections tombent sous lui, derri&egrave;re lui, et l&rsquo;enveloppent. Il n&rsquo;est plus qu&rsquo;une forme humaine dont les traits sont effac&eacute;s par les images&nbsp;: un ciel de nuit plus &eacute;toil&eacute; que noir, parfois si rempli d&rsquo;&eacute;toiles qu&rsquo;il bascule lui aussi dans l&rsquo;image t&eacute;l&eacute;visuelle, la statique.<br /><br />    Parfois, ces points blancs bougent si vite qu&rsquo;elle nous soumet &agrave; une illusion d&rsquo;optique. Hiroaki Umeda semble bouger, mais en fait il est immobile. C&rsquo;est comme lorsque, couch&eacute;s sur le dos, nous regardons le ciel. Ce sont les nuages qui bougent, mais par moments, notre cerveau nous ment et les per&ccedil;oit comme statiques; alors, les buildings deviennent r&eacute;cipients du mouvement et ils semblent tomber sur nous.<br /><br />    Ce sont dans ces moments d&rsquo;exc&egrave;s visuel qu&rsquo;Hiroaki Umeda est &agrave; son meilleur. Chor&eacute;graphiquement, c&rsquo;est mieux quand il en fait le moins possible, quand il devient comme ces buildings immobiles contre lesquels le ciel peut jouer sur notre perception. Car, malgr&eacute; la danse, <em style="">Haptic</em> et <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Holistic Strata</em> ne sont pas des exp&eacute;riences visc&eacute;rales du corps, mais esth&eacute;tiques et sensorielles de la perception.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Haptic / Holistic Strata</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">19-21 avril &agrave; 20h</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Usine C</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">usine-c.com</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.521.4493</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets&nbsp;: 35,32$ / 30 ans et moins&nbsp;: 26,24$</em><br />      </div> <hr style='clear:both;visibility:hidden;width:100%;'></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Je suis un autre : une critique]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/04/je-suis-un-autre-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/04/je-suis-un-autre-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Thu, 05 Apr 2012 18:28:38 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/04/je-suis-un-autre-une-critique.html</guid><description><![CDATA[Je suis un autre, photo  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style=' float: right; z-index: 10; position: relative; ;clear:right;margin-top:5px;*margin-top:10px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/2332971.jpg?302" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">Je suis un autre, photo de Julie Artacho</div></span> <div  class="paragraph editable-text" style=" text-align: justify; display: block; ">                Qui am&egrave;ne leur b&eacute;b&eacute; &agrave; un spectacle de danse contemporaine? Je n&rsquo;arr&ecirc;te pas de les maudire dans ma t&ecirc;te chaque fois que les petits criss ouvrent la bouche.<br /><br />    Pardon. Fausse alarme. Ce ne sont pas des b&eacute;b&eacute;s, mais les danseurs Dany Desjardins et Caroline Gravel. Ils naissent sur sc&egrave;ne en se dandinant au sol, &agrave; moiti&eacute; nus comme des demi-vers, mais contorsionn&eacute;s comme des vert&eacute;br&eacute;s. De la noirceur vers la lumi&egrave;re, ils rampent.<br /><br />    Apparemment, la naissance est l&rsquo;une des exp&eacute;riences les plus traumatisantes de notre vie. Avez-vous d&eacute;j&agrave; vu des gens sous hypnose qui reconstituent leur naissance? C&rsquo;est assez convaincant comme argument. Freud serait content de regarder &ccedil;a sur YouTube.<br /><br />    D&egrave;s sa sortie de l&rsquo;&eacute;cole, la chor&eacute;graphe Catherine Gaudet s&rsquo;est attaqu&eacute;e &agrave; des th&egrave;mes matures. Elle continue dans la m&ecirc;me voie avec <em style="">Je suis un autre</em>, son nouveau duo pr&eacute;sent&eacute; au Th&eacute;&acirc;tre La Chapelle. Avec son humour noir, elle trouve le rire dans la violence.<br /><br />    Desjardins et Gravel se retrouvent assis face &agrave; face et se poussent l&rsquo;un l&rsquo;autre au sol en balan&ccedil;oire, comme si un seul pouvait vivre &agrave; la fois. Avec Gaudet, pas besoin de v&oelig;ux de mariage, nous sommes pogn&eacute;s ensemble de toute fa&ccedil;on, pour le meilleur et pour le pire. La vie, c&rsquo;est un carambolage humain.<br /><br />    Les personnages sont des brutes &eacute;motionnelles, incapables d&rsquo;articuler (d&rsquo;&ecirc;tre articul&eacute;es?) intelligemment, &agrave; la limite du cartoon. Si Desjardins r&eacute;ussit &agrave; dire&nbsp;&laquo;&nbsp;Prends-moi&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est &agrave; personne, mais en esp&eacute;rant peut-&ecirc;tre que quelqu&rsquo;un entende, incapable d&rsquo;assumer ses d&eacute;sirs. S&rsquo;il le disait &agrave; quelqu&rsquo;un, il y aurait la chance d&rsquo;un non.<br /><br />    M&ecirc;me dans le cas d&rsquo;un oui, un massage peut devenir violent, un compliment peut devenir <em style="">creepy</em>, et l&rsquo;amour n&rsquo;est certainement pas de bon augure. Quand les mots arrivent, ce n&rsquo;est que pour se crier des b&ecirc;tises &agrave; propos de graines de croquette sur le sofa, dispute style Homa. Il faut mettre de la musique pour parvenir &agrave; rendre &ccedil;a beau.<br /><br />    Quand les danseurs apparaissent en costumes de bal, la tension monte. Ils ont beau avoir l&rsquo;air civilis&eacute;, on n&rsquo;est pas dup&eacute; par leur robe et leur n&oelig;ud papillon. On sent la noirceur bouillir sous la surface. Ce ne sont que des singes en costume. Watch out.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Je suis un autre</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">3-7 avril &agrave; 20h</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Th&eacute;&acirc;tre La Chapelle</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.lachapelle.org/">www.lachapelle.org</a></em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.843.7738</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets&nbsp;: 28$ / R&eacute;duit&nbsp;: 23$</em><br />   </div> <hr  style=" clear: both; visibility: hidden; width: 100%; "></hr>  ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Orlando : une critique]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/orlando-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/orlando-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Thu, 15 Mar 2012 15:33:29 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/orlando-une-critique.html</guid><description><![CDATA[Audrée Juteau est Orland [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style=' float: right; z-index: 10; position: relative; ;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/7760226.jpg?391" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">Audr&eacute;e Juteau est Orlando, photo de Jessica Petunia</div></span> <div  class="paragraph editable-text" style=" text-align: justify; display: block; ">                Je vais vous raconter une histoire. Au lieu de mots, je vais utiliser le mouvement.<br /><br />    Vous le savez d&eacute;j&agrave;; c&rsquo;est une mauvaise id&eacute;e. La danse, c&rsquo;est un m&eacute;dium horrible pour raconter des histoires. Avez-vous d&eacute;j&agrave; vu un &eacute;pisode de <em style="">So You Think You Can Dance</em> o&ugrave; les chor&eacute;graphes expliquent la petite histoire derri&egrave;re leur pi&egrave;ce de deux minutes? &Ccedil;a prend une couple de Gravols juste pour passer &agrave; travers toutes les qu&eacute;taineries qui sortent de leurs bouches. C&rsquo;est sans parler de la danse elle-m&ecirc;me&hellip;<br /><br />    Pour son nouveau spectacle de danse-th&eacute;&acirc;tre, la chor&eacute;graphe Deborah Dunn s&rsquo;est inspir&eacute;e d&rsquo;<em style="">Orlando</em> de Virginia Woolf. C&rsquo;est correct. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est qu&rsquo;elle est demeur&eacute;e beaucoup trop pr&egrave;s du texte. En fait, on pourrait presque plus parler d&rsquo;adaptation que d&rsquo;inspiration. Si une sc&egrave;ne de bal est pour &ecirc;tre une platitude chor&eacute;graphique, pourquoi en avoir une?<br /><br />    Dans sa pi&egrave;ce de groupe pr&eacute;c&eacute;dente, <em style="">Nocturnes</em>, Dunn s&rsquo;&eacute;tait inspir&eacute;e du m&eacute;lodrame. Elle avait &eacute;tudi&eacute; la gestuelle m&eacute;lodramatique et l&rsquo;avait amplifi&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;elle devienne danse. Ici, rien n&rsquo;est aussi pouss&eacute;, rien ne se transforme. Tout demeure dans la performance costum&eacute;e mais d&eacute;sincarn&eacute;e, de sorte qu&rsquo;on a souvent l&rsquo;impression d&rsquo;assister &agrave; un spectacle coll&eacute;gial plut&ocirc;t que professionnel. Ce n&rsquo;est pas assez dramatique ou assez dr&ocirc;le (m&ecirc;me si les six interpr&egrave;tes nous lancent des clins d&rsquo;&oelig;il &agrave; chaque minute); c&rsquo;est trop &eacute;clair&eacute; et certainement trop litt&eacute;ral. C&rsquo;est aussi, disons-le, chor&eacute;graphiquement pauvre.<br /><br />    &Agrave; la fin du spectacle, Dunn d&eacute;laisse le th&eacute;&acirc;tre et offre un losange aux angles de duos simultan&eacute;s. Ce n&rsquo;est pas que &ccedil;a devient soudainement chor&eacute;graphiquement g&eacute;nial, mais l&rsquo;am&eacute;lioration est flagrante maintenant que le mouvement ne tombe pas dans une symbolique, dans un th&eacute;&acirc;tre physique facile.<br /><br />    Je n&rsquo;ai pas besoin de mouvements qui veulent dire quelque chose; j&rsquo;ai besoin de mouvements qui disent quelque chose. C&rsquo;est la beaut&eacute; de la danse contemporaine&nbsp;: le mouvement parle de lui-m&ecirc;me; on n&rsquo;a pas besoin de lui imposer une signification litt&eacute;raire.<br /><br />    Dunn devrait avoir plus confiance en ses qualit&eacute;s de chor&eacute;graphe. Voil&agrave; ce que je sugg&egrave;re pour son prochain show&nbsp;: pas de texte, pas d&rsquo;&eacute;clairage th&eacute;&acirc;tral, pas de musique, m&ecirc;me pas de costumes. Apr&egrave;s tout, on parle de danse contemporaine. Ce serait comme un saut dans le noir, un peu &eacute;peurant. La peur est souvent un bon guide artistique.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Orlando</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">14-16 mars &agrave; 20h &amp; 17 mars &agrave; 16h</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Agora de la danse</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.agoradanse.com/">www.agoradanse.com</a></em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.525.1500</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets&nbsp;: 26$ / &Eacute;tudiants &amp; moins de 30 ans&nbsp;: 18$</em><br />   </div> <hr  style=" clear: both; visibility: hidden; width: 100%; "></hr>  ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Fields in Motion: A Review]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/fields-in-motion-a-review.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/fields-in-motion-a-review.html#comments]]></comments><pubDate>Thu, 08 Mar 2012 17:27:09 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/fields-in-motion-a-review.html</guid><description><![CDATA[  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style=' float: right; z-index: 10; position: relative; ;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/4377370.jpg?300" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;"></div></span> <div  class="paragraph editable-text" style=" text-align: justify; display: block; ">                When Joann Kealiinohomoku published &ldquo;An Anthropologist Looks at Ballet as a Form of Ethnic Dance&rdquo; over 40 years ago, it caused quite a stir in dance studies. Ballet? Ethnic? It was like someone had finally held up a mirror to white people so they could see themselves instead of assuming they were a normative non-ethnicity.<br /><br />    The article pushed dance scholar Dena Davida (better known in Montreal as the artistic director of Tangente) one step further, as she wondered what the ethnographic project for post-modern and contemporary dance would be. The result is now an anthology exploring the issue from a multitude of perspectives, <em style="">Fields in Motion: Ethnography in the Worlds of Dance</em>.<br /><br />    The irony is that, because of globalization, white people are becoming a normative non-ethnicity after all. As a consequence, the authors in <em style="">Fields in Motion</em> sometimes explain experiences that might now be familiar to most, including those who have never even attended a contemporary dance show. Not that all writers or subjects discussed are white, by any means.<br /><br />    In the first section, &ldquo;Inventing Strategies, Models, and Methods,&rdquo; authors focus on establishing their methodology. It makes one curious and it would have been interesting to discover what findings their methodology yielded. It might be the nature of the beast (in this case, anthologies), as many of the chapters are the introductions to theses. Still, it might have been better to select subsequent thesis chapters to offer readers some meat, at the risk of losing them a bit along the way.<br /><br />    Some authors (like Anne Cazemajou) understandably rely heavily on description, as most readers do not have access to the object of study. Less acceptable is when writers relying on introspective ethnography become unnecessarily wordy. Mich&egrave;le Moss writes, &ldquo;I have always been the happiest, indeed most comfortable, when inquiring with my arms and legs as they manipulate time and space.&rdquo; &ldquo;Dancing&rdquo; would have done just as well, if not better.<br /><br />    In a similar vein, the second section on &ldquo;Embodying Autoethnographies&rdquo; is, as can be expected, the least scholarly, as writers (like Priya Thomas) get lost in novelistic descriptions that rarely engender knowledge. It is as though writers (Inka Juslin is another one) believe that, if they focus on the details, they might be able to make the reader forget about the big picture; often, there is none. Thesis statements remain hard to identify, if they are present at all.<br /><br />    Karen Barbour even openly states that she is not concerned with &ldquo;traditional research expectations of reliability and validity,&rdquo; (!) which makes it hard to take her essay seriously. Indeed, it reads like a LiveJournal entry as she recounts conversations in detail, when she could have made the same points in fewer words. She references her own writing more than anyone else&rsquo;s, and it accounts for almost a third of her sources. It&rsquo;s being self-referential in a way that was popular almost two decades ago. While one can easily understand the value of embodiment to dance research, it does not need to be communicated as an unedited, continuous stream of consciousness.<br /><br />    With the third section, &ldquo;Examining Creative Processes and Pedagogies,&rdquo; it finally feels like we are getting somewhere. Pamela Newell and Sylvie Fortin examine the power relationship between choreographer and dancers, and how it affects the creative process and outcome.<br /><br />    In what is probably the best essay in the entire book, &ldquo;Black Tights and Dance Belts: Constructing a Masculine Identity in a World of Pink Tutus in Corner Brook, Newfoundland,&rdquo; Candice Pike proves that one does not need to be urban to make a worthwhile contribution to knowledge. She notes how, while male is usually the unmarked gender in society, it becomes the marked one in ballet. By interviewing the men attending a ballet class in a small town in the Maritimes, Pike is able to achieve insights into why the subjects took up ballet (to fulfil their unrealized potential) and about the need to question generalizations.<br /><br />    In the final section, &ldquo;Revealing Choreographies as Cultural and Spiritual Practices,&rdquo; Emily Wright offers the most humour with her look at American Protestant dance. With just the right amount of self-consciousness, she writes, &ldquo;When one hears the phrase &lsquo;American Protestant dance,&rsquo; many things may come to mind. Or, perhaps, nothing at all.&rdquo; Perhaps more na&iuml;ve is her statement that &ldquo;Auditions for roles in performances were competitive. This led to frustration, disappointment, and disillusionment for dancers who had a strong desire to worship God through dance but lacked the technical excellence required.&rdquo; Another personal favourite is when she explains, &ldquo;A more basic understanding is that a Christian dancer is a dancer who is Christian, or a Christian who dances.&rdquo; Or both, Wright. Or both.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Fields in Motion: Ethnography in the Worlds of Dance</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Dena Davida, editor</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">486 pp.</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Wilfrid Laurier University Press</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">39.95$</em><br />   </div> <hr  style=" clear: both; visibility: hidden; width: 100%; "></hr>  ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Hora : une critique]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/hora-une-critique.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/hora-une-critique.html#comments]]></comments><pubDate>Fri, 02 Mar 2012 16:31:40 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/03/hora-une-critique.html</guid><description><![CDATA[Hora, photo de Gadi Dagon [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style=' float: right; z-index: 10; position: relative; ;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/2383397.jpg?375" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">Hora, photo de Gadi Dagon</div></span> <div  class="paragraph editable-text" style=" text-align: justify; display: block; ">                <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Hora</em>, c&rsquo;est un titre un peu fourre-tout&nbsp;: &ccedil;a pourrait tout autant r&eacute;f&eacute;rer &agrave; l&rsquo;astrologie, une danse, une d&eacute;esse, la prostitution, ou le temps. C&rsquo;est donc un titre appropri&eacute; pour la nouvelle pi&egrave;ce d&rsquo;Ohad Naharin, dont la chor&eacute;graphie est elle aussi un peu fourre-tout, tout en &eacute;vitant le c&ocirc;t&eacute; p&eacute;joratif que le terme pourrait insinuer.<br /><br />    On pourrait m&ecirc;me parler de cadavre exquis synth&eacute;tis&eacute; par le corps athl&eacute;tique des onze danseurs. Alors, l&rsquo;esth&eacute;tique ne cesse de se balancer d&rsquo;un bord et de l&rsquo;autre de la ligne moderne/postmoderne. &Agrave; l&rsquo;art visuel moderne on emprunte le d&eacute;cor&nbsp;: des murs uniformes couleur vert lime pastellis&eacute;e, long&eacute;s en arri&egrave;re-sc&egrave;ne d&rsquo;un long banc lin&eacute;aire o&ugrave; les interpr&egrave;tes peuvent avoir un moment de r&eacute;pit.<br /><br />    C&ocirc;t&eacute; danse, on recule m&ecirc;me dans le temps jusqu&rsquo;&agrave; retrouver les jambes muscl&eacute;es et entrecrois&eacute;es du ballet, mais supportant un haut-de-corps qui pr&eacute;f&egrave;re laisser pendre les pattes de devant tel un chien attendant un biscuit-r&eacute;compense de son ma&icirc;tre. De la danse postmoderne, donc, on emprunte un regard sans jugement sur le mouvement. Ceci permet &agrave; l&rsquo;humour de certaines gestuelles d&rsquo;&eacute;merger organiquement sans avoir &agrave; le trouver dans une th&eacute;&acirc;tralisation facile. Similairement, des mouvements qui pourraient &ecirc;tre per&ccedil;us comme &eacute;tant plus f&eacute;minins ou masculins sont perform&eacute;s par tous les danseurs ind&eacute;pendamment de leur sexe, de sorte qu&rsquo;ils s&rsquo;en trouvent simultan&eacute;ment d&eacute;/genr&eacute;s.<br /><br />    Cette d&eacute;mocratisation du mouvement fait que la chor&eacute;graphie est toute en contraste. Souvent le mouvement n&rsquo;est pas athl&eacute;tique, m&ecirc;me si les danseurs le sont clairement. Les gestes sont tant&ocirc;t paus&eacute;s/pos&eacute;s, tant&ocirc;t suspendus dans la lenteur, tant&ocirc;t caf&eacute;in&eacute;s. Les mouvements sont souvent r&eacute;p&eacute;t&eacute;s tels de petites phrases exclamatives. Par moments, c&rsquo;est cacophonique, onze soli simultan&eacute;s; le moment suivant, tout peut &ecirc;tre synchronis&eacute;.<br /><br />    La musique que vous vous imaginez pour supporter tout &ccedil;a n&rsquo;est s&ucirc;rement pas la bonne. Naharin et le musicien Isao Tomita y vont d&rsquo;un choix particulier et audacieux, des th&egrave;mes connus (Also Sprach Zarathustra, La chevauch&eacute;e des Walkyries, Star Wars) r&eacute;interpr&eacute;t&eacute;s sur synth&eacute;tiseur. On croirait regarder un film de science-fiction des ann&eacute;es 70 avec un petit budget, mais de grandes ambitions (qu&rsquo;il r&eacute;aliserait s&ucirc;rement, d&rsquo;ailleurs). Bref, le genre de film dont la qualit&eacute; serait accentu&eacute;e en fumant un peu.<br /><br />    &Agrave; la fin d&rsquo;<em style="">Hora</em>, quand la sc&egrave;ne est plong&eacute;e dans la noirceur et que tout devient un peu flou, la comparaison est encore plus &agrave; propos. On se r&eacute;veille dans un r&ecirc;ve filmique, comme Rosemary avan&ccedil;ant lentement &agrave; travers le myst&egrave;re de <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Rosemary&rsquo;s Baby</em>.<br /><br />    Malgr&eacute; son apparence fourre-tout, <em style="">Hora</em> est en fait la chor&eacute;graphie la mieux d&eacute;finie que j&rsquo;aie eu la chance de voir depuis un bail. Une autre fa&ccedil;on de dire que c&rsquo;est pour l&rsquo;instant le meilleur spectacle de danse pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Montr&eacute;al en 2012.<br /><br />    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Hora</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">1-3 mars &agrave; 20h</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Th&eacute;&acirc;tre Maisonneuve</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.dansedanse.net/">www.dansedanse.net</a></em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.842.2112 / 1.866.842.2112</em><br />  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Billets &agrave; partir de 27.60$</em><br />   </div> <hr  style=" clear: both; visibility: hidden; width: 100%; "></hr>  ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Husk: A Review]]></title><link><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/02/husk-a-review.html]]></link><comments><![CDATA[http://www.localgestures.com/1/post/2012/02/husk-a-review.html#comments]]></comments><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 15:51:05 -0500</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.localgestures.com/1/post/2012/02/husk-a-review.html</guid><description><![CDATA[George Stamos's Husk, pho [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style=' float: right; z-index: 10; position: relative; ;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.localgestures.com/uploads/6/7/8/6/6786296/7619129.jpg?421" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; margin-right: 0px; border-width:0;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;">George Stamos's Husk, photo by Alejandro de Le&oacute;n</div></span> <div  class="paragraph editable-text" style=" text-align: justify; display: block; ">                They look at each other from the corner of their eye. Their bodies are stiff with self-consciousness. How to act? Better steal another glance from our neighbour to see what they&rsquo;re doing. When unsure, it&rsquo;s better to do the same as everybody else. <br><br>    Even Ren&eacute; Descartes thought so. Before he could even come up with his &ldquo;I think, therefore I am,&rdquo; he had decided that if one started with the assumption that they didn&rsquo;t know anything, it was better for the time being to follow society&rsquo;s rules until one did figure some truths out for themselves. The idea was exemplified by the analogy that, if one is lost in the forest, it is better to keep walking in the same direction even if one does not know where it will lead.<br><br>    There is, of course, another implication: if one is going to put society&rsquo;s rules into question, it might be best to keep quiet when one realizes that those rules are all bullshit. I&rsquo;m paraphrasing.<br><br>    Another way to put is that, if you&rsquo;re the one walking being the prisoners in Plato&rsquo;s cave and it&rsquo;s your shadow being cast on the walls, you might not want to tell them it&rsquo;s just you; human reality is even scarier to us than the monsters we&rsquo;ve made up. That&rsquo;s why we created monsters in the first place, so we&rsquo;d never go in the forest in the first place. It&rsquo;s safer to just stay at home and do the same as everyone else.<br><br>    Luckily, choreographer George Stamos doesn&rsquo;t seem to see it that way. In his world, it&rsquo;s better to try things on for size. To him, it&rsquo;s an essential part of what it means to be human. The forest is not outside of us, but within, and it extends to the edge of our skin and even into the extensions that we put upon ourselves. So put on a dress and some high heels, no matter what your sex; you might learn a thing or two about yourself and others in the process.<br><br>    In <em style="">Husk</em>, everyone&rsquo;s in drag from beginning to end, independently of their sex or what they&rsquo;re wearing, if anything at all. It&rsquo;s that, as Stamos had already touched upon in <em style="">Cloak</em>, there is no other way of being. As drag has thankfully highlighted, gender is nothing but a performance and we&rsquo;re all faking it. We&rsquo;re all monitoring each other and, more importantly, ourselves. When my nephew wanted a pink bedroom like Dora the Explorer, he was quickly told to get back in his gender line by his parents.<br><br>    The gender performance in <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Husk</em> is made so extreme that, along with the prosthetics the dancers sometimes wear, it impedes their movement and makes it awkward, much like their excessive touching does. When Rachel Harris is wearing a muscular male appendix, her movement is not as fluid as it usually is. It is not the body that she is used to. There is also something cheeky about the fake penis that dangles between her legs, as though Stamos is giving the contemporary dance audience what it wants, except not.<br><br>    And sometimes it&rsquo;s just what we need: someone to push us into the forest so we&rsquo;ll realize that what&rsquo;s scary is not what&rsquo;s out there, but the beliefs that have been preventing us from going there in the first place.<br><br>    <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Husk</em><br><em style="" "mso-bidi-font-style:="">February 8-10 at 8pm</em><br><em style="" "mso-bidi-font-style:="">Agora de la danse</em><br>  <em style="" "mso-bidi-font-style:=""><a title="" style="" href="http://www.agoradanse.com/">www.agoradanse.com</a></em><br>  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">514.525.1500</em><br>  <em style="" "mso-bidi-font-style:="">Tickets: 26$ / Students and those under 30 years old: 18$</em><br>   </div> <hr  style=" clear: both; visibility: hidden; width: 100%; "></hr>  ]]></content:encoded></item></channel></rss>

