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The Choreographers in Oh! Canada, photo by Mike Feuerstack
You can’t earnestly name a show Oh! Canada. Luckily, it’s the latest creation by The Choreographers (Audrée Juteau, Thea Patterson, Peter Trosztmer, Katie Ward) and, between the four of them, they share a great sense of humour. As one might guess, Oh! Canada is a mish-mash of Canadiana and, while the artists should be taken seriously, they prove that nationalism shouldn’t be.

From the beginning, they set the tone as they all wear cardboard masks of a blank man’s face made from fat straight black lines. It’s hard to take them seriously, though the square holes that allow them to see make the cardboard look like the goalie mask that Jason wears in Friday the 13th. Creepy. On the other hand, if you stack them up on top of one another, they turn the dancers into a totem. More appropriate for the theme at hand.

Trosztmer provides a history of Canada in a few minutes, really a string of Canadian clichés that highlights how inevitably ridiculous any attempt to offer a basis for a cohesive national identity is bond to be. It also includes a Terry Fox joke, a funny one at that, and any show that manages that feat deserves some kind of recognition.

On the dance side, the highlight is the Trosztmer-Juteau duo that capitalizes on the former’s strength and the latter’s small size. Juteau moves around Trosztmer like an orbit around a planet. This is not to say that she lets herself be dominated; she’s feisty and can definitely put up a fight. “If you touch my hat, I’ll kill you,” she tells Trosztmer, before running after him around the stage in an effort to hit him with it.

More à propos is Juteau’s short but repetitive speech about Louis Riel, the humour of which hinges on her thick French Québécois accent. “Louis Riel is a murder,” she says. Does she mean “murderer”? “Not a murder… A martyr!” The difference between the two words is less obvious than one might think. For their part, Patterson and especially Ward capitalize on their deadpan.

With so many creators, it’s not surprising that the show ends with the difficulty of making a decision as a group. Especially when suggestions range between singing a song, planting a garden, or starting a bank. And maybe that’s the point. If four people can’t agree on one thing, how can we expect 34 million Canadians to form but a single national identity?

As is often the case for dance shows that use text, the relationship between the movement (here quite earnest) and the words (tongue-in-cheek) remains obscure. Inevitably, the text appears as an attempt to popularize dance by adding a more readily “understandable” element, and this even though it doesn’t explain the dance itself. Still, The Choreographers have put together a certain crowd-pleaser.

Follow The Choreographers at www.thechoreographers.ca as I hear they will perform Oh! Canada again in September.

 
 
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4quART, photo de Nicolas Ruel
Comment malaxer? On commence avec le poing droit près de la hanche gauche, et la jambe droite – genou à peine plié – pivote un peu plus de 90 degrés, suivie de la gauche, tout en relâchant le poing. C’est du moins ce que Katya Montaignac, dramaturge du projet 4quART de La 2e Porte à Gauche, m’a enseigné avant le spectacle. Elle a aussi capté mon move sur vidéo.

4quART pour quatre chorégraphes (Marie Béland, Alain Francoeur, Frédérick Gravel, Catherine Tardif) et quatre danseurs (Sophie Corriveau, Manuel Roque, Peter Trosztmer, Lucie Vigneault). Leurs hoodies annoncent l’aspect ludique du spectacle avec leurs couleurs LEGO : rouge, jaune, bleu, vert. On dirait des participants à un game show pour enfants. Le but du jeu : articuler en mouvement différents verbes reliés à la cuisine, comme « malaxer. » La gestuelle est alors pop, voire même enfantine.

Ces exercices révèlent parfois l’incapacité de la danse à traduire le littéraire… littéralement. On peut bien dire à Trosztmer « More hands, » n’empêche que son oiseau ne peut décoller du sol peu importe la vélocité de ses ailes improvisées. On peut dire à Roque « More Dead, » mais à part demeurer étendu immobile sur le sol, il ne peut que crier à ses interlocuteurs « I’m not dead! »

Dans l’une des sections les plus réussies, Corriveau parvient à déshabiller Trosztmer tout en demeurant suspendue à son corps, sans jamais toucher le sol. Et il réussit à la dévêtir à son tour tout en la gardant dans ses bras. C’est une contrainte qui engendre un exercice impressionnant sur le plan physique. D’ailleurs et comme à l’habitude, Trosztmer se démarque de par son intensité.

On fait souvent dans la violence, même si elle aussi se veut parfois infantile. Les trois camarades de Trosztmer s’amusent à le frapper tels des lutteurs de la WWE. Roque épouse des positions de combat, les muscles tendus, les poings levés. Trosztmer tient Vigneault par ses longs cheveux, la traîne, soulève, lance au sol. Elle facilite évidemment le mouvement, mais l’illusion est convaincante. Ils se jettent sur le dos les uns des autres et dansent ensemble que pour se laisser tomber. C’est sûrement à cause de cette violence qu’on croit surtout reconnaître la signature chorégraphique de Gravel.

Ce n’est que vers la fin que l’espace est utilisé d’une façon qui satisfait pleinement l’aspect déambulatoire de la pièce. Car, oui, il n’y a pas de position fixe pour le spectateur, un point qui se veut crucial mais dont mon omission jusqu’à maintenant devrait indiquer le manque d’importance. Toutefois, lorsque les danseurs sont répartis aux quatre coins du deuxième étage du Studio Hydro-Québec du Monument-National et qu’au premier on retrouve une projection vidéo sur un grand écran courbé, on approche enfin un univers assez riche pour justifier le déambulatoire. (On pense entre autre à Corps intérieur de David Pressault, un autre spectacle de Danse-Cité, qui avait relevé ce défi l’an dernier.)

Je demeure similairement peu convaincu par presque tous les éléments de 4quART. L’inclusion du spectateur (par la vidéo captée avant le spectacle et ensuite diffusée dans la salle) et l’interaction avec lui (en lui offrant des POGOs, entre autres) ne peuvent être que superficielles. S’il est difficile d’intégrer les éléments de quatre chorégraphes lors d’un travail qui s’étale sur plusieurs mois, comment y parvenir avec des spectateurs rencontrés moins de cinq minutes avant le spectacle? La vidéo ne fait la plupart du temps que charger l’espace plutôt que l’enrichir. La longueur du spectacle ne semble elle non plus justifiée. Quinze minutes devraient être coupées.

La 2e Porte à Gauche se donne comme mission de « rendre la danse contemporaine appétissante. » Un but admirable, sans doute, mais c’est une ligne mince entre populaire et populiste. Je dois avouer que, dans ce cas-ci, j’avais l’impression qu’on m’adressait comme si j’étais un enfant.

4quART
24-26 mars et 29 mars-2 avril à 20h30
Monument-National
www.danse-cite.org
514.871.2224
Billets : 26$ / Étudiants : 20$